La déduction qu’on peut en faire est interpellante car elle montre que malgré les études, les formations, les lectures, etc,… on apprend peu de chose. Les idées que nous avons semblent inculquées une fois pour toute dès le plus jeune âge, que nul n’en change et que les tentatives développées par l’école et l’enseignement pour vous amener à des raisonnements éclairés le sont en pure perte.
 
Tous les candidats sans exception s’inscrivaient parfaitement dans cette reproduction des convictions. 1970 - 2017: 47 ans d’histoire, de savoir, d’information galopante et… RIEN. Pas un de ces présidents potentiels n’a revu son point de vue. Pas un ne s’est dit que ce qu’on lui avait mis dans la tête quand il était marmot n’était peut-être pas une vérité intangible. C’est désespérant, car comment penser que quelque chose puisse changer un jour?
Pataquès plombé
 
Avoir du plomb dans l’aile ne présagerait rien de bon pour la suite des événements alors qu’en avoir dans la cervelle serait plutôt bon signe. C’est pas logique.
Mon selfie avec Pierre et Franz
Connaissez-vous
un bon philosophe?
Avis de recherche
Quelqu’un pourrait-il ou elle, me donner les coordonnées d’un bon ou d’une bonne philosophe? Quoiqu’à mon avis et sans forme aucune de misogynie, je pense qu’une soit encore plus rare qu’un. C’est l’histoire qui l’enseigne. Et je ne cherche pas un ou une de ces médiatisés ou politisés qu’on trouve encore à l’appel. Non! un bon, un vrai qui ne s’écoute pas trop parler et qui écoute un peu l’autre, celui qui ne l’est pas, bref un philosophe qui s’entend encore avec l’altérité. C’est étonnant d’en trouver si peu. Pourtant, un philosophe, ça doit être comme un médecin ou un psychologue, pas totalement inutile. Enfin, je suis sûr que ça peut servir à l’occasion. Depuis le temps qu’ils étaient présents en quantité et en qualité dans l’antiquité, il devait bien y avoir une raison... En tout cas, il semble que la profession se perde, qu’elle ne soit plus dans le vent, dans l’air du temps, à moins que ce ne soient les idées qui fassent défaut et qui se soient envolées… Ou alors, mais est-ce concevable? il n’y aurait plus rien à penser, à méditer ou à dire… Ce n’est pas impossible dans la mesure ou ce qui a vu le jour est condamné a disparaître. Puisque tout ce qui naît, meurt, et non l'inverse. Dans ce cas, nous serions arrivés à la fin de la Pensée. Pourquoi pas? Il y a quelques années, on nous a affirmé mordicus que nous vivions la fin de l’Histoire. Certes, le concept n'est pas nouveau puisqu'il est apparu dans la "Phénoménologie de l’Esprit" de Hegel, lui aussi phénoménal, mais c’est Francis Fukuyama dans son délire assez récent qui nous a assuré que nous étions arrivés à cette extrémité. La fin de l’Histoire proclamée par un philosophe, autant dire que si l’histoire est à son terme, la philosophie l’est également et les philosophes de même. On en est là! On est dans le cas de l’arroseur arrosé, de celui qui s'est tiré une balle dans le pied, ou plutôt, vu ses lointaines racines japonaises, dans la situation du Samouraï se faisant hara-kiri, ce qui n’est pas drôle, voire du kamikaze qui se jette sur le pauvre quidam qui n’a rien demandé… Ah si! J’avais demandé l’adresse d’un bon philosophe. Mais bon, s’il n’y en a plus, y en a plus.
Petite philosophie
musicale
De concert
Mon selfie avec Transparence
De la transparence
1970 - 2017, à part jaunir le papier, le temps de fait rien à l'affaire
Ce que nous livre les livres
SOCIETE. Si on se rappelle l’étude de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron parue en 1970 et intitulée "la reproduction", il était amusant de s’intéresser à l’origine sociale des prétendus prétendants à l’Elysée. Plusieurs articles traitaient du sujet lors de la campagne et on y découvrait sans surprise que le clan auquel ils appartenaient et qu'ils défendaient respectivement était, tip top, celui qui les avait vu naître et grandir.
LA PENSÉE DU MOIS
Derrière toutes les complaisances, les excuses,
les indulgences que les parents accordent à leurs enfants,
il y a probablement le sentiment enfoui profondément,
qu’après tout, ces rejetons n’y sont sont pour rien,
puisqu’ils sont de leur faute.
Il y a longtemps de cela, dans une interview, Brel avait dit: "Dieu? c’est les hommes, et un jour ils sauront."
Curieusement, il appartient à un écclé-siastique d’avoir confirmé son propos et cela à une époque qui était antérieure au chanteur. Il s’agit de l'abbé Franz Liszt lorsqu’il composa son concerto numéro 1 pour piano… Absolument divin.
 
NDLR. Pour les amateurs, ce concerto qui est l'un des plus court du genre, ne dure qu'une vingtaine de minutes et fut composé entre 1830 et 1853. Comme quoi, même un génie a besoin de beaucoup de temps pour en produire peu.
La demi page philosophique
Pour être clair et net, rien ne me semble plus mystérieux que cette volonté de transparence tant réclamée par la doxa et les temps actuels. L’eau clair c’est bien mais les bières troubles quel régal!
Et au fond, ce n’est pas tant la volonté que la transparence elle même qui pose problème. Imaginez que tout soit transparent sans aucune opacité, aucune aspérité ou irrégularité pour retenir et accrocher le regard, l’interrogation et la réflexion. Bigre, cela fait frid dans le dos et confine à l’expression du vide, de la vacance voire du néant. Et dans ce cas on pourrait dire comme Pascal: "la transparence infernale de ces affaires infinies m’effraie". Si tout est transparent, alors, circulez, il n’y a plus rien à voir et à savoir, plus rien à dénicher, à remuer, à rapporter…
 
A-t-on bien mesurer les conséquences de cette possibilité quasi improbable?
 
Combien de journalistes privés de leurs terrains d’investigation se retrouveraient au chômage? Combien de parlementaires en manque de commissions d’enquêtes recommenceraient à se tourner les pouces et à s’assoupir dans ces immenses hémicycles si peu populaires?
Pense-t-on à tous ces journaux télévisés qui, de rebondissements en rebondissements, nous tenaient en haleine sur des charbons ardents, et qui retrouverait leur monotonie affreusement quotidienne faite de propos insignifiants et de bobards assommants.
Et puis, sur qui pourrait-on déverser notre fiel venimeux, notre indignation crasse, notre écœurement dégoûté et notre dégoût écœuré. Car enfin, il ne faudrait pas oublier tout l’effet bénéfique qu’apporte à nos citoyens, cette belle catharsis et l’exutoire des pulsions. Il ne fait aucun doute que la transparence, ce serait la fin du spectacle et la vie ne serait plus un théâtre. Est-on bien sûr de vouloir cette extrémité, cette triste fin, ce baisser de rideaux regrettable? Ce serait une première et une véritable aventure, car qui peut se targuer d’avoir vu la réalité en face, les yeux dans le blanc des yeux et la transparence du cristallin?
C'est dans l'air
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JUIN 2017