Libre culture
Le tour opérateur
"SPF Repris de Justice" possède une trentaine d'hôtels tout fortcon
répartis dans le pays.
Les citytrips avec
logement sont possibles dans les villes suivantes:
 
Andenne
Anvers
Arlon
Audenarde
Beveren
Bruges
Dinant
Forest - Berkendael
Gand
Hasselt
Huy
Ittre
Jamioulx
Lantin
Louvain
Leuze-en-Hainaut
Malines
Marche-en-Famenne
Marneffe
Merksplas
Mons
Namur
Nivelles
St-Gilles
Saint-Hubert
Termonde
Tongres
Tournai
Turnhout
Wortel
Ypres
 
Le choix ne manque pas!
Un pot de chambre
La maison mère en rénovation
PUBLI-REPORTAGE
Une porte de chambre
Une autre chambre
Une entrée d'hôtel
Une chambre double
Une chambre sigle
Mr Koen Geens,
le CEO du T.O.
Des citytrips pour les vacances
Ce mois-ci, plusieurs délégations belges se sont rendues à l'étranger, notamment aux USA et au japon pour restaurer l'image de la Belgique écornée par les attentats de mars et dissiper les multiples couacs qui entachent la réputation du royaume.
 
Si les hommes d'affaires ont repris le chemin de la capitale, il reste beaucoup à faire pour ramener les touristes qui ont déserté notre pays. Li Monde qui se veut positif, s'inscrit naturellement dans cette démarche de promotion nationale et a décidé d'offrir un publi-reportage touristique au tour opérateur "SPF Repris de Justice".
 
Car il faut arrêter avec le "Belgium bashing" qui handicape gravement notre économie et qui ne se justifie en aucune façon. Plutôt que de nous lancer dans de grands discours, nous laisserons parler les images bien plus éloquentes. Ainsi, Nous espérons qu'à l'avenir, il sera inutile de courir aux quatre coins du monde pour démentir de simples rumeurs ou redorer le blason du pays. In fine, ceci devrait permettre d'allouer tous les moyens nécessaires à l'amélioration de nos belles infrastructures d'accueil...
 
On appréciera la beauté du logo qui est sensé représenter une banale balance. Alors qu'en réalité, il évoque bien plus subtilement l'oiseau de la liberté, sorti de sa cage. La modernité du graphisme est-elle à l'image du parc hôtelier? C'est à vous d'en juger...
La Libre du 4 mai, copie d'écran.
Le destin des êtres et des objets sophistiqués est d'acquérir leur autonomie.
Coaching
Notre confrère de La Libre a fait très fort ce 4 mai avec son site web en rangeant la programmation de L'euro foot 2016 dans sa rubrique culture. Ça, c'est quand même pousser la capsule de Jupiler un peu loin. Je reconnais qu'il devient difficile à caser ce foot. On ne peut plus le mettre dans les pages sportives, puisque ce n'est plus du sport. Depuis longtemps déjà, ce n'est qu'une affaire de gros sous et de grands sots comme l'attestait notre article d'avril, comme le confirme les fricotages frauduleux de la FIFA ou les primes exorbitantes octroyées aux joueurs en cas de victoire finale (700.000 euros à chaque diable. Diable! C'est quand même des sous).
 
Mais faire rentrer le foot dans la culture à côté du concours Reine Elisabeth. Pardon, cela enlève tout crédit à ce quotidien qui se voulait pourtant sérieux. On me dira que j'ai encore la critique facile et que je ne propose rien de constructif. Hé bien qu'on se détrompe. Je suggère qu'à l'avenir le foot soit systématiquement logé dans la rubrique économique. C'est la place qui lui convient le mieux. Comme je l'ai dit, ce n'est qu'une histoire de fric astronomique, il n'y est plus question que de ventes et d'achats, c'est bourré de coups fourrés, ça regorge d'entourloupes en tout genre, ça nous gâche la vie, bref la planète foot est à l'image de la planète économique: merdique.
 
Voilà une proposition qui a le mérite de clarifier d'emblée le sujet traité.
Je suis d'accord avec vous ce n'est pas le grand soir ni le lendemain qui chante mais chaque chose en son temps. Si ma petite idée ne révolutionne pas le monde, c'est parce que j'entends bien écrire encore d'autres articles et que je réserve cela pour plus tard. En économie on appelle ce procédé "le teasing". Il consiste à appâté le client avec une petite connerie pour l'amener à en faire une grosse ultérieurement.
Que voulez-vous, aujourd'hui tous les media sont confrontés au souci de rentabilité. Il faut bien vivre avec son temps mais de là à nous foutre le foot dans la culture... Non là, too much is too much.
Euro foot 2016
DECATHLON. On ne se trompera pas beaucoup en disant qu'aujourd'hui l'équipement fait du sport ou tout au moins, fait le sport. Il suffit de se rendre dans une de ces hypers mégas surfaces dédiées à la culture mercantile de cette activité pour être convaincu que l'accessoire est devenu l'essentiel. 60 modèles de raquettes de tennis, autant de vélos, une bonne centaine de types de chaussures différentes, etc,... et pour le reste, voir le catalogue.
 
Regardez les cyclotoristes passé dans la rue, ils sont harnachés comme les pros du Tour de France ou de la Flèche wallonne. Rendez-vous sur un terrain de tennis, vous verrez quantité de Federer, Nadal et autre Djoko.
Il y a une sorte d'identification mimétique aux stars du sport par le truchement du vêtement, du vélo, de la raquette, bref de l'accessoire qui prête à sourire et à s'interroger. Précisons que ces stars n'y sont pas pour rien, puisque certaines ont leur ligne de vêtements et que les autres font toujours la pub de leurs sponsors.
 
Pourquoi tout ce cosmétisme comique, pourquoi cette volonté de copier les idoles? Vraisemblablement pour ça. Pour leur ressembler et s'identifier à eux. Et sans doute aussi par manque de personnalité et de qualité sportive intrinsèque.
Cela fait bien sûr le bonheur de toutes les marques ayant pris d'assaut le créneau du sport. C'est devenu leur "corps business" et c'est aussi le business du corps, celui de la forme physique, du jeunisme et de l'éternelle santé.
 
Il fut un temps où l'on pratiquait une activité physique sans autre besoin que le simple contentement éprouvé. Un short troué, un ti-shirt délavé, une raquette ringarde ou un vélo de papa faisait l'affaire. Je ne suis pas sûr qu'on trouvait moins de plaisir à cette époque-là. Par contre, je suis certain qu'on y trouvait moins de contraintes, comme celle d'avoir toujours le dernier modèle, la dernière version, "l'up to date", le dernier cri, indispensable à ses propres yeux ou à ceux des autres. Sans oublié que tout à un prix et que pour se procurer ces broutilles, il faut passer du temps à autre chose que pratiquer son sport favori ou simplement gamberger un peu sur le sujet.
Il y a sans doute un autre élément qui joue aussi dans le cas des sports d'équipe. C'est le signe de l'appartenance à un groupe. Il faut avoir un jour endossé un maillot pour comprendre son emprise sur l'individu. C'est comme un uniforme pour un bataillon, un peloton, une équipe.
 
Je disais par boutade en commençant que l'accessoire fait du sport. A bien y regarder, elle n'en sera peut-être plus une dans un proche avenir. Aujourd'hui, Nous connaissons la voiture qui roule toute seule. Ce n'est plus une blague, elle est opérationnelle. Nous savons aussi que des petits malins installent des moteurs électriques dans les cadres des vélos. Dès lors, rien n'interdit de penser que nous verrons bientôt passé des bicyclettes sans cycliste. A terme, nous verrons courir des chaussures sans joggeur. Car c'est le destin des êtres et des objets sophistiqués, ils finissent par acquérir leur autonomie.
 
Accessoirement, et pour y trouver du positif: si ces paquets ustensiles poussent un peu les individus à se dérouiller les rotules, à prendre l'air et à lâcher deux minutes leur portable pourquoi pas? Mais qu'est-ce qu'il ne faut pas...
Les accessoires essentiels
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JUIN 2016