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PERIPHERIE. La Libre du 15 février nous rapporte que la commune de Kraainem est confrontée à un problème d’ingouvernabilité et ce malgré qu’il s’agisse d’une commune à facilités. Que serait-ce dans le cas contraire? Cependant, même si la difficulté de gouvernance est le sujet de l’article, là n’est pas l’essentiel.
 
Ce qu’on apprend de plus fondamental, cela saute aux yeux et aux oreilles, c’est que Kraainem est une commune à particules. A particules fines sans doute mais surtout à particules nobiliaires comme en témoignent le nom des édiles cités dans l’article:
- Dorothée Cardon de Lichtbuer (bourgmes-
  tre actuelle)
- Elisabeth de Foestraets d’Ursel (échevine)
- Arnold d’Oreye de Lantremange (ancien
  bourgmestre)
 
Deux conclusions à ce constat:
1) Les particules n'aide en rien à la
    conciliation ni à la bonne gouvernance.
2) Kraainem est en somme une commune à
    facilités particulières.
Une commune
à particules
Vie communale
Quid des Qi?
Preuve par l’étude
Les Grandes Etudes Inutiles
SOLBOSCH. Ah la la! On s’en était quand même tous rendu compte qu’en Occident les Qi étaient en baisse et la bêtise en hausse. Tout le monde a bien remarqué que les objets connectés rendaient con et la pollution stupide. Alors, je vous le demande, pourquoi cette étude inutile sur le sujet réalisée par l'ULB. Pourquoi une Faculté s’amuse-telle à s’assurer que les notre diminuent. Et pour quelle raison s’échiner à démontrer une évidence, une réalité patente qui ne demande plus à l’être? Cela tient plus du crétinisme profond que de la docte science.
Et en fait, ce n’est pas du tout par ses conclusions que cette étude nous apporte quelqu’enseignement mais par son existence même. C’est ce qu’on appelle la preuve par l’absurde et dans ce cas-ci plus précisément, la preuve par l’étude.
 
L’ULB n’en est pas à sa première boulette, confer notre article de juillet dernier. Preuve encore que la baisse des Qi ne date pas d’aujourd’hui.
 
NDLR.
Au vu de la montagne d’études qui nous envahit et nous asphyxie un peu plus chaque jour, nous réclamons à Li Monde une méta étude. Une étude étudiant l’ensemble des études entendant réellement étendre le tas de nos connaissances. Cette étude indispensable nous permettrait de faire le tri et de ne plus perdre un temps précieux dans la lecture d’informations superfétatoires et c’est peu dire. Cette étude ferait œuvre de salubrité et de salut pour la classe humaine toute entière.
L’homme nouveau dans le home de demain
Le home des Rosiers. Pepper, c'est celui qui est à gauche. L’autre à droite, c’est Mémé.
Hommes sweet hommes
Le Pepper boom
BELGIQUE. On constate tellement peu d’opposition, d’indignation, de protestation contre la robotisation en cours dans notre merveilleuse société qu’on peut se demander si la transformation inéluctable des êtres en robots, la mutation in machina de l’humanité n’a pas déjà eu lieu comme a eu lieu la guerre de Troie. Car c’est une caractéristique de l’automate, cette sauce insipide est un appareil qu’il ne revendique rien, ne manifeste rien, n’imagine rien, et ce pour la bonne raison qu’il n’en pense pas plus.
 
Quel ne fut pas notre consternation, notre atterrement voire notre enterrement, en suivant un reportage dans lequel on nous montrait un gentil robot nommé Pepper qui venait tenir compagnie aux pensionnaires des Rosiers à Tertre, un home de vieux et de vieilles. Vous me direz, que bien sûr, les homes sont des repères de vieux et de vieilles. Mais un esprit sain peut-il imaginer ce qu’induit la présence de cette intelligence toute fraîche quoiqu’artificielle, dotée d’une mémoire de tétrasaurus éléphantesque, dans cet asile de porcelaine peuplé d’Alzheimers en souffrance. Qui eut l’idée saugrenue d’introduire auprès de nos ancêtres et fossiles le dernier né de la toute puissante et froide technologie? Quels étranges créatures vivants à l’extérieur de ces murs passablement séquestrants, ont été capables d’un tel face à face indescriptible, d’un rapprochement si extravagant?
 
Rien que le nom déjà est mal choisi. Pepper! on éternuerait pour moins que ça, alors que nos pauvres aînés sont tellement sensibles des bronches. Et puis, si l’on avait consenti à quelques gentillesses, quelques attentions de dernières minutes car ce sont bien les dernières, on aurait appelé ce droïde Saint-Pierre. D’une part, ce patronyme aurait certainement fait plaisir aux pensionnaires en phase terminale qui se seraient vu enfin aux portes d’un paradis tant attendu. Et d’autres part, il ne faut pas négliger l’aspect communicationnel et la pub d’enfer à laquelle pourrait prétendre l’établissement en annonçant fièrement sur la pilastre d’entrée quelque chose du genre: "Ici, vous rencontrerez Saint-Pierre".
 
Mais non, rien de tout cela, pas la moindre attention délicate dans le chef des brutes responsables qui bien souvent ont fait de leur entreprise une société terriblement anonyme qu’ils gèrent à la légère du fond d’un fauteuil situé au dernier étage d’une tour d’ivoire. Ces monstres sont dépourvus de cœur, assoiffés des derniers deniers de leurs pensionnaires, bref il s’agit d’êtres inhumains que rien ne distingue plus de la machine.
Le constat est amer et d’Homère: comme toujours, le faux cadeau introduit vient de l’extérieur. Les Grecs, ici des Juifs, font un cadeau empoisonné aux vieux Troyens. Or, ce n’est pas une farce, c’est une machine farcie. Homère a omis de nous rapporter le nom de ce drôle d’animal mais je ne serais pas étonné qu’il s’appelât Pepper.
 
Le plus incroyable, c’est qu’à l’instar des illustres Troyens, nos petits vieux ont accepté la boîte à malices comme leur prédécesseurs, c’est-à-dire comme une offrande bienveillante. Ce sac de puces, ce ramassis de processeurs fut accueilli comme un des leurs. C’est dans ces circonstances dramatiques qu’on se rend compte que les humains finissent eux aussi par connaître de sérieux bugs, par devenir obsolètes et qu’il est grand temps d’envisager le passage à la déchetterie. Mais soit, l’image restera gravée jusqu’à la fin de mes jours, sauf si Alzheimer vient me serrer la pince, car je n’oublierez jamais cet ancêtre un peu désarticulé tout heureux de faire un pas de danse avec Pepper. On est très loin de la fin épique de Nietzsche en pleurs enlaçant le cou d’un cheval martyrisé.
 
Après le baby boom et le papy boom, voici le Pepper boom. Diable! j’ai hâte de vieillir et d’être demain car l’avenir s’annonce sous les meilleurs hospices.
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MARS 2017