La vie est injuste;
il y a tant d'histoires d'amour qui
finissent en conflit et si peu de conflits
qui se terminent en histoire d'amour.
Pataquès linguisitique
.
Aujourd’hui, on ne sait plus à quel sens
se vouer. Il y en a des gens qui parlent
de déradicalisation, d’autres d’éradication, et certains de dératisation.
Il est vrai que les mots sont dans le mot
et on y peut rien, mais quand même.
Bonne nouvelle, nous avons enfin trouvé une étude passionnante sur un sujet qui nous concerne tous, enfin tous ceux qui se servent encore de la fonction pédestre. Elle nous est rapportée par le quotidien "l’Avenir" du 12 avril. Ce n’est donc pas un poisson.
 
Menée par trois ingénieurs de l'Université de Berkeley en Californie, cette étude, avait pour but de découvrir les raisons pour lesquelles les lacets de nos chaussures se défont en marchant. Oui, il y a des types pour lesquels le temps n’a pas l’air de compter et qui ont la passion des broutilles. Mais c’est ça qui est vraiment chouette car les conclusions sont, quant à elles, beaucoup plus terre à terre.
Il semblerait que nos lacets se dénouent pour deux raisons:
1) le choc du pied sur le sol a pour effet de détendre le nœud;
2) et puis, le balancement de la jambe fait glisser les boucles.
 
Les chercheurs précisent que le tout agit "comme une main invisible desserrant le nœud et tirant ensuite les extrémités des lacets jusqu’à ce que tout se déroule". Bref, voici encore cette maudite main invisible, qu’on avait déjà vu à l’œuvre dans les travaux d’Adam Smith, économiste du 18ème et réapparu dans Li Monde en janvier 2017.
Mais si toutes ces études scientifiques et complexes vous dépassent, il vous reste toujours les pantoufles, les tongs ou les sabots.
Enfin, une étude  intéressante
Les merveilles de la science
LA PENSÉE DU MOIS
Ce mois-ci, le proverbe en provenance de l'Orient extrême est ambigu. Il semble révéler une vérité et dans le même temps, il soulève une question irrépressible.
Il nous dit:
"Une personne large d’esprit trouve ses aises même dans un endroit exigu."
La question qui survient:
"Même un sumo?"
La demi page philosophique
En l’espace d’un an, on en a quand même vu beaucoup, des affaires. Le Panamagate, le Dieselgate, le Kazakhgate, le Pénélopegate, le Costumegate, le Publifingate, le Photovoltaïquegate, j’en passe et des moins bonnes. Mais on aurait tord de croire que la malversation, la corruption, les privilèges acquis et masqués ne sont l’apanage que des riches et des puissants, des mandataires menteurs et de nos bonshommes politiques. Bien sûr que non. Dans toutes les strates du bon peuple, on trouve les mêmes tendances et penchants tellement humains qu’on ne les rencontre que rarement dans la gent animale.
 
Nous avons évoqué dernièrement les victimes fictives des attentats de Bruxelles en quête de dédommagements financiers abusifs et indus. Un comportement remarquablement retors qui met en lumière les facultés créatives de l'espèce humaine. Nous avons aussi parlé des propriétaires de panneaux photovoltaïques, bénéficiaires privilégiés de primes et avantages supportés par l’ensemble des consommateurs. Et bien qu’étant au courant de l’iniquité existante, on ne les a pas vu monter sur les toits pour signaler la chose et revendiquer plus de justice sociale et consommatoire en la matière.
On ne reviendra pas sur les dires et les actes de nos amis de la terre, les vertueux petits hommes verts, par lesquels nous avons appris un jour que prendre l’avion pour faire moins de 5.000 kilomètres étaient un péché écologique et un acte contre nature. Que penser lorsqu’on les retrouve vacanciers en pays cévenol pour un stage d’initiation à la fabrication du fromage de chèvre avec en poche un billet aller-retour de Raynair?
Et puis, nous tairons le cas de tous ces malades fictifs qui ont décidé d’arrêter de bosser pour se reposer sur la mutuelle avec l’aval de toubibs complaisants alors que rien ne le justifie. Une réalité d’autant plus malicieuse que les gens honnêtes sont, comme toujours, les cochons de payeurs. Il y aurait encore le travail des noirs ou en noir et le blanchiment d'argent, etc, etc,...
On pourrait poursuivre en déployant l’éventail des tripatouillages afin de n’oublier personne et que chacun s’y retrouve. Mais à quoi bon. Depuis le temps, nous savons que nul n’échappe à la nature humaine.
 
Alors, au vu de ce qui précède, peut-on raisonnablement penser qu’un changement de comportement soit possible? Et d’abord, le souhaite-t-on réellement? Il est difficile de dénoncer ou de s’élever contre quoi que ce soit quand on trempe soi-même dans une eau un peu trouble, un petit privilège ou un soupçon d’intérêt caché. Et la société des hommes étant ce qu’elle est, c’est-à-dire une magnifique pyramide, on comprendra que si le sommet évolue dans les limbes avantageuses et les embrouilles, c’est parce qu’il repose sur une base solide qui lui ressemble. On sait aussi que, pour une pyramide, un simple basculement transforme un angle de base en sommet, et inversement.
 
La question subsidiaire est la suivante: faut-il déplorer cette situation et le comportement peu reluisant de l'engeance humaine? Pour tous les apologistes d’une société plus droite et plus honnête dans laquelle tout le monde serait beau et gentil, pour les redresseurs de tords et de tous poils, on aura une pensée émue comparable à celle que l’on dédie à sainte Rita et aux causes perdues. Mais d’un autre côté, on se consolera en se disant que, si tout le monde il est faux, tout le monde il est bandit, finalement dans ce monde, tous les hommes ils sont frères.
 

NDLR. La longueur de cette article est un mensonge éhonté, une tromperie de bas étage, une infâme supercherie au regard de ce qu'annonçait notre éditorial, mais il confirme par là toute la pertinence de son titre.
La vérité si tu mens
Une vérité qui pose question
Le proverbe lointain
Bon appétit
Les merveilles de la technologie 3
RECHERCHE & DECADENCE. Après le smartphone, la montre, la balance, le podomètre et bien d’autres, voici qu’arrive sur la table la fourchette connectée suivant la tendance inquiétante du "quantified self". Une appellation qui, comme toujours, sonne très bien en anglais mais qui retrouve toute sa vérité en français: c’est la mesure de soi.
Cette fourchette magique enregistre tous vos mouvements, les intervalles entre les becquetées et leur nombre par minute pour vous informer de votre façon de manger. Au besoin, elle se met à vibrer ou clignoter en vous signifiant que vous mangez mal, trop vite, etc… Cerise sur la fourchette, l’ustensile peut être branchée à un ordinateur pour analyser en détail les données collectées.
 
C’est dingue, avec tout ces objets connectés qui font un malheur, on finit par penser que l’homme est réfractaire à la liberté, qu'il est adepte de la soumission masochiste et aliéné à la servitude volontaire.
 
Enfin, dans le registre des objets connectés, signalons cette première mondiale: un tribunal italien a reconnu le lien entre l'apparition d'une tumeur au cerveau et l'usage excessif du téléphone portable chez un homme. Il devrait recevoir une rente à vie pour le préjudice subi. Outre le fait qu’il pourrait s’agir d’une nouvelle façon de se faire de la tune, nous ne résistons pas à l’envie de paraphraser Pierre Desproges en disant: plus connecté que ça tu meurs.
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MAI 2017