FRANCE. Notre éminent confrère Le Monde nous communique une info à se taper le cul par terre: la France devient le 52ème pays à interdire la fessée.
 
Suite à l'article précédent en page 2, une première question s'impose: comment peut-on interdire l'usage de la fessée et encore autoriser celui du tabac. Il y a là quelque chose d'injuste et de choquant dans la mesure où les décès pour cause de cul-cul-pan-pans avoisinent le zéro tandis que dans l'autre cas... (voir les statistiques établies et l'infographie).
 
Une deuxième interrogation survient. Si l'on peut louer l'initiative à la base de cette décision qui espère faire obstacle à toute forme de violence envers des enfants, que va-t-il rester aux pauvres parents pour arriver à se faire comprendre au bout de mille et une vaines remontrances?
Je vois bien le marmot après ses bêtises répétées faire des pieds de nez à sa maman ou son papa en lui disant "na, na, na! tu peux pas me donner de fessée!…" Là, on sent bien monter la moutarde chez le parent excédé et, rappelons qu'en France, un fusil sommeille derrière une personne sur trois!
Et puis, pense-t-on réellement que les mots vont permettre de tout résoudre? Qu'ils sont capables d'être entendus par le joufflu bambin pour qui le français s'apparente encore à de l'hébreu. Enfin n'oublions pas qu'au dire de certains psychologues, les mots peuvent être pires que les actes. Va-t-on dès lors interdire l'usage de la parole?
 
Pour conclure et pour donner raison aux psys, il semble effectivement qu'on sous-estime l'importance des mots. Ainsi, si la France vient d'interdire l'usage de la fessée, elle autorise encore de fait et par omission celui de la gifle. On s'en réjouira car il faut bien laisser un peu les mains libres aux parents épuisés, aux couples en discorde et à ceux qui sont accros aux tendances sado- mazo.
 

NDLR.
S'il existe un maladie du siècle, c'est bien celle de vouloir légiférer sur tout en privant du même coup les individus de leur propre discernement et donc d'une partie de leur liberté. C'est inquiétant.
Quel bonheur que cette loi ne soit apparue que récemment. Un demi siècle plus tôt, nous n'aurions pas pu jouir de la chanson de tonton Georges qui commence par ces mots: "La veuve et l'orphelin, quoi de plus émouvant…" (La fessée - 1966).
La prestation de serment de Donald
Oui, Jacqueline je vous dis moche parce qu'elle n'est pas très galante cette merde dans votre bouche, ou même sortant de votre plume. A-t-on déjà vu un ou une ex-ministre s'exprimer de la sorte? Où donc avez-vous appris ce langage de charretier d'un autre âge, d'un temps d'avant la com et sa toute puissance impitoyable. Avez-vous pensez à ce que penseraient les réseaux, même si nous savons que les réseaux ne pensent pas sachant que, dans leur cas les neurones brillent par leur absence. Mais quand même, relisez l'histoire et vous verrez qu'avant vous, il n'y eut que Cambronne à Waterloo et MacAuliffe à Bastogne, dans une version atténuée, pour prononcer une telle parole. Dorénavant, il y aura donc aussi Galant à Jurbise. A l'image de vos deux prédécesseurs, votre excès de langage risque fort de vous coller à la peau éternellement. Et finalement Jacqueline, je vous plains, car pour l'histoire, vous serez madame merde et ça c'est vraiment moche.
Jacqueline,
je vous dis moche
Parole historique
WASHINGTON. Vendredi 20 janvier 2017, le 45ème président des Etats-Unis a prêté serment sur deux bibles et une patte.
Canard américain
En fait, lorsqu'on aperçoit le symbole du médecin ou de la croix rouge avec sa forme positive, c'est rarement bon signe et dans bien des cas, on lui préfèrera le trait négatif du sens interdit beaucoup plus fascinant.
Avec le nombre d'années qui augmente et celui des jours restants qui diminuent, avec l'avancée en âge et le recul que cela induit, la perception des choses change. Et c'est tant mieux. On image pas voir le monde à 60 piges avec les mêmes yeux à peine dessillés d'un marmot primesautier de 6 ans. Ce qu'on perd en fraîcheur et naïveté, on le gagne en savoir et expérience. Et, ce qu'on perd en santé, on le gagne en maladie. Lavoisier aurait dit, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se déforme.
 
Ainsi, ce qu'on aimait entendre autrefois comme par exemple: "ça, c'est positif" ne reçoit plus la même appréciation aujourd'hui. Cette constatation tirée de l'expérience personnelle ne vaut pas que pour moi. Toute personne saine d'esprit et qui n'est pas candidate à la souffrance ou à une déchéance prématurée tirerait la même conclusion.
Pour éclaircir mon propos et sans rien dévoiler d’un quelconque secret médical, voici un bref moment d’un entretien qu’on peut avoir avec son médecin maltraitant.
 
Le patient: "Alors docteur, quels sont les résultats de cette biopsie ?"
Le toubib: "Hé bien, tout est négatif !"
Le patient: "Ah chouette, ça, c'est une bonne nouvelle! Merci docteur."
 
Quand on disait que les choses n'ont plus le même sens...
Etre positif, c'est moche,
être négatif, c'est chouette
Signes des temps
Martine en vacances
Ça ne s'arrange pas
Les facteurs du mal à la fleur de l'âge
Pisa suite
(R)enseignement encore
La fessée
Société
BELGIQUE. Dans notre édition précédente, nous nous inquiétions des piètres résultats de nos potaches au tests Pisa et nous nous interrogions sur les causes de cette terrible catastrophe enseignementale.
Hé bien, il semblerait que nous ne soyons pas les seuls à nous préoccuper du sujet et que tout vient à point à qui sait entendre puisque ce mois-ci plusieurs sources d'informations nous éclairent sur les raisons du problème.
 
La première se trouve dans les résultats d'une étude publiée par De Morgen, réalisée par des chercheurs qui cherchent et... qui trouvent, sous la responsabilité du professeur en épidémiologie Tim Nawrot de UHasselt (oui, je l'apprend comme vous, il existe une université à Hasselt, ce qui signifie que nos amis flamands atteignent ce niveau de scolarité).
Les conclusions de l'étude sont édifiantes: "Les écoliers sont moins performants en classe les jours où l'air est davantage pollué dans et autour de leur école." Pire, et nous reprenons la phrase mot pour mot: "L'effet de la pollution de l'air est presqu'aussi déterminant que le niveau d'éducation des parents". Là, franchement, on reste coi ! On savait que les parents nous polluaient parfois l'existence mais quand même. Et attendez, ce n'est pas tout. Pour enfoncer le clou, une seconde étude publiée par The Lancet (une revue médicale britannique) nous annonce que: "Les personnes qui habitent à proximité d'un grand axe routier ont plus de risques de développer une démence."
 
A la lumière de ces deux études remarquables et sachant que nous habitons un tout petit pays densément équipé de grands axes routiers générant une pollution monstre, l'évidence surgit tout à coup du smog: nous sommes cons parce que nous polluons, et ce qu'il y a de magnifique, c'est que la proposition est réversible: nous polluons parce que nous sommes cons. Mais ça, on pouvait s'en douter.
Attention, car nous entrons ici dans le cas typique du trou noir qui s'auto alimente et enfle démesurément jusqu'à ce qu'il s'effondre sur lui-même ou si l'on préfère celui du cercle vicieux et vicié, le cercle infernal où même les poètes finissent par disparaître.
Tout ceci explique évidemment la tendance inexorable de notre d'enseignement à plonger vers les abysses du savoir. Puisque plus nous polluons plus nous involuons et que la seule chose que nous parvenons encore à augmenter, c'est notre niveau de pollution.
 
Comme nous l'écrivions aussi dans notre précédente édition: "Dura res set res" (La réalité est dure mais c'est la réalité). Et, s’il fut un temps où l’on pouvait dire "ma voiture c'est ma liberté", force est de constater qu'aujourd'hui, la voiture c’est ma débilité.
 
Il semble donc que la cause soit perdue. Même les derniers savants et ingénieurs que la planète abrite encore se sont rendus compte de cette vérité. C'est sans doute la raison pour laquelle ils ont développé et présenté au CES, la grand messe de la technologie à Las Vegas, une dernière invention: le T-shirt intelligent. C'est Le grand Soir qui nous l'annonce et c'est bien triste, mais au vu de la situation, la société Polar qui le commercialise va certainement faire fortune. En tout cas, on comprend que le développement des technologies soit devenu indispensable pour combler le gouffre béant et toujours croissant de la bêtise humaine.
 

NDLR.
Ces deux études nous rassurent. Nulle part, elles ne mentionnent que nos potaches sont plus cons que les autres ou qu'ils travaillent moins que leurs voisins. Ils sont juste un peu plus pollués. Bref, il n'y sont pour rien et tout est de la faute des grands, Na!
C'est Martine qui s'en sort bien et qui sauve sa tête.
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FEVRIER 2017