DUBLIN. Quand une entreprise va mal, qu’elle n’est plus au goût du jour ou que son image perd de sa magie, il lui suffit bien souvent d’opérer un petit lifting et de se refaire le logo. On l’a vu avec Mac Do qui est passé du rouge au vert, on l’a bu avec Renaud qui est passé au verre de rouge et bien d’autres qui ont changé les couleurs de leur petit monde pour coller a celles du temps.
La baisse de popularité que Ryanair connaît aujourd’hui est à l’inverse de l’engouement qu’elle suscitait hier. Il n’y a presque plus de pilotes dans les avions, le nombre de vols chutent en piqué, la réputation vole au raz des pâquerettes, et même les pingres clients qui, d’habitude regardent à 10 cents pour convoler au plus juste, sont prêts à délier les cordons cadenassés de leur bourse pour partir avec la concurrence. C’est tout dire.
Le pauvre O’Leary ne rit plus, sa compagne bat de l’aile, le couple Michael-Ryanair est au bord de la rupture. Bref, le low cost ne paye plus et le miliardaire se plaint.
Décemment, nous ne pouvions laisser le pauvre manager de Dublin seul dans la tourmente au risque de se perdre. Car, comme nous l’avons signalé précédemment, et malgré qu’elle soit responsable d’une pollution sans frontières, la compagnie aérienne irlandaise demeure un poumon économique pour le Pays Noir. Sa disparition après celle de Caterpillar porterait un coup fatale à la pauvre région carolorégienne qui figure déjà parmi les plus fauchées d’Europe sinon de la planète voire des exoplanètes.
Dès lors par souci social et économique envers cette région défavorisée, notre bureau graphique a décidé de revoir le logo et même le nom de ladite compagnie.
Nous avons retenus 2 propositions et nous laisserons à nos clients, heu pardon, à nos lecteurs, la décision du choix final. Il s'agit de “Monte-en-l'air" et de “Corsaire”.
La nouvelle appellation "Monte-en-l’air” est de nature à redonner des ailes à notre compagnie moribonde tel le Phœnix renaissant de ses cendres. Appellation plus courte et plus compréhensible que la latiniste "Ardet Nec consumitur” qui ne fait plus rire personne. Avec ce nouveau blason, il est certain que "Monte-en-l’air", la "New Ryanair " retrouvera rapidement les sommets aériens de la rentabilité aéronautique.
Quand au monogramme "Corsaire", il a pour lui la brièveté du vocable qui peut aider à sa mémorisation. Cependant, un homonyme “Corsair” existe déjà dans le ciel de l’Ile de Beauté et il pourrait influencer négativement l’image de la compagnie. Car la Corse, fut à son grand dam, le berceau de Napoléon, Tino Rossi et I Muvrini. Elle recèle également une solide mafia dont les membres s’adonnent parfois aux plaisirs de l’attentat confinant aux réjouissances terroristes explosives, ce qui, pour une compagnie aérienne, fait un peu tache.