BELGIQUE. Selon les météorologues avertis (les autres ne l’étant pas), nous vivons la pire sécheresse depuis quarante ans. Nous voilà donc également avertis.
 
Entre le réchauffement de la planète qui doit provoquer chez nous une augmentation des précipitations et du niveau de la mer, et cette vague de chaleur exceptionnelle, on ose plus trop se mouiller en matière de prévisions météo et climatiques.
Mais si les gaz à effet de serre provoquent un avenir très chaleureux, une Belgique qui se désertifie n’a pas que des inconvénients. Comme l’atteste notre document, nous pourrions bénéficier de superbes paysages sans courir au diable vauvert et voler aux quatre coins du monde; une attitude que nous savons très polluante grâce à nos merveilleuses machines volantes et que nous avons quand même (le verbe avoir concernant les machines volantes ET l'attitude.)
 
Ainsi, au lieu d’être des touristes sauvages et anti écologiques, la nature viendrait à nous pour nous montrer ses plus beaux atours. Et cela sans consommation de vilain carburant pollueur et sans réservation du voleur Ryanair. Comme quoi, quoiqu’on pense, quoiqu’on dise et quoiqu’on fasse, la nature, contrairement à nous, fait bien les choses. Nous voilà donc réconciliés avec elle et par conséquent avec nous-mêmes dans une perspective de totale liberté… cela bien sûr, "Avant le déluge". (1)
 
(1) Voir le film de Di Caprio.
La météo de ce mois de juin aurait du favoriser la ponte d'une chanson consacrée au parasol. Mais voilà, en matière de création comme en matière d'œuf, on ne choisit pas ce qu'on met au monde.
Il faudra donc se contenter d'une autre approche du fameux "parapluie". Cela dit, par les temps qui court, elle est de nature à nous rafraîchir un peu.
La météo ci-contre fut pondue avant l’arrivée des beaux jours apparus fins du mois lors du
Fait sec
L'autre chanson du parapluie
Le temps d'une chanson
Il pleuvait fort sur la grand route
je cheminais sans parapluie
J’en avais un perdu sans doute
un matin tombé dans l'oubli
 
J’étais trempé comme une loutre
quand j’aperçu dans le lointain
mon en-tous-cas entre les gouttes
et en dessous un vieux copain
 
Je me dis qu’il allait m’entendre
et tant pis si c’est pas joli
J’accélérai la rage au ventre
pour recouvrer mon parapluie
 
Chemin faisant comme je fus dur
en ruminant ma remontrance
Un coup de poing dans la figure
n’était pas exclu à l’avance
 
Mais bêtement et même en rage
les projets tombent aussi à l’eau
le mien soudain tourna la page
en arrivant près du salaud
 
A son bras comme à une branche
séchait une jolie frimousse
qui avait quelque chose d’un ange
et par chance elle n’était pas rousse
 
Lors, au lieu de prendre la mouche
J’ai remis mon poing dans la poche
lancé mon sermon à la douche
et puis j’ai tourné mes galoches
 
Un pt’it coin d’ parapluie
contre un coin d' paradis
ils avaient quelque chose de tendre
Un pt’it coin d’ paradis
contre un coin d' parapluie
je ne pouvais pas leur reprendre
Le temps révolu et à venir
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JUILLET 2017