Mafia internationale
Le nouveau logo du FMI
Christine Lagarce
Chère Christine
 
Dis, ça commence à bien faire, les passe-droits, les deux poids, deux mesures, les privilèges hors normes,... Dans quel siècle vivons nous? Je sais que "selon que vous serez puissant ou misérable,... Mais quand même, too much is too much, et, ma chère Christine, j'ai le regret de te dire qu'on en a marre. De grâce, fais attention aux excès de complaisances, aux prérogatives tellement évidentes qu'on finit par perdre le peu de confiance qu'on accordait encore à notre bonne justice. On sait où ça mène.
Certes, plus c'est gros plus ça passe, mais là, c'est carrément monstrueux. Tu as fait une bêtise, t'es reconnue coupable, jugée et condamnée et cependant tu es dispensée de peine. Pourquoi? Il semble que tout le monde ne soit pas logé à l'enseigne du FMI. Kerviel doit la trouver mauvaise comme ceux qui, pour une raison ou une autre, sont réellement punis. En plus, dans ton cas, même la cour a eu du mal a justifier sa décision.
 
Mais dis-moi Christine, ce FMI qui mène le monde, c'est un vrai trou à rats, un repère de malfrats avec pignon sur la 19ème rue à Washington. Ton prédécesseur, Dominique, fut aussi repris de justesse, et les rendez-vous au tribunal, il en a connu plus d'un.
 
Mais revenons à notre ami Jean de la Fontaine: "selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir". Alors chez toi, y a pas de doute, c'est évident, ta tignasse ne saurait mentir: c'est le blanc, clair et net.
Un ministre sous influence
Ça va Willy ?
BRUXELLES. Après Jacqueline, Marie-Christine, Serge et Armand, c'est au tour de Willy de faire son petit numéro personnel. Ils forment quand même une belle brochette d'artistes au MR. Rien de bien méchant cependant puisqu'il fut contrôlé positif à l'éthylotest et sanctionné d'un retrait de permis de 6 petites heures. Donc, pas de quoi renverser un gouvernement. Mais le savoir vivre le plus élémentaire, un soupçon de civilité ou l'élégance du comportement devrait normalement conduire un individu à patienter jusqu'à la semaine des fêtes pour se foutre une tamponne. Willy, il commence avant avant l'heure et avant tout le monde, puisque c'est dans la nuit du 9 au 10 décembre qu'on le chopa au dessus des normales saisonnières autorisées.
 
Pauvre Willy, il revenait d'une réunion de famille un peu trop arrosée. Mais peut-être qu'ils sont tous comme ça dans cette smala et qu'il souffre d'un TOC héréditaire.
 
Bon prince, il a reconnu ses tords et présenté ses excuses à la population. Néanmoins, ça la fout mal pour un membre du gouvernement, un haut représentant de la nation, surtout que nous sommes en pleine campagne du "Bob". Que va penser l'IBSR et son antipathique porte-parole Benoît Godart.
 
Willy, tu veux une bonne résolution pour 2017? Va faire un petit tour aux AA, mais à pied !
Pataquès routiers
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Action spéciale fêtes:
redoublez de prudence en cette période de l'année et profitez de deux pataquès routiers pour le prix d'un.
 
Pataquès routier 1
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Le 9 décembre, l'Avenir nous donne l'infotrafic suivante:
"Un sanglier prend l'autoroute à Wavre en direction de Bruxelles."
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Ben oui, comme tout le monde! mais
a-t-il son permis?
 
Pataquès routier 2
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Un peu plus tôt, le 5 décembre, le mobilinfo de la RTBF nous balançait:
"Un conducteur fantôme en chaise roulante circule à contre-sens sur la National 4 près de Marche-en-Famenne".
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Donc, contrairement au sanglier,
il circulait à rebrousse poil et cela en chaise et à deux pas de Marche.
C'est renversant !
Bien franchement, si j'avais à choisir entre la belle l'élue de mon cœur et les horreurs de l'Elysée, il y a longtemps que j'aurais quitté l'Ile-de-France pour Cythère.
PARIS. On se rappelle de la tirade du père François candidat à la présidentielle française de 2012. "Moi, président, ceci... Moi président, cela...". C'était long et laborieux. Tandis que cette fois-ci, c'est court et élégant: "Moi, plus président !" Ça sonne petit nègre mais au moins, tout le monde a compris. Et voilà enfin une promesse qu'il va pouvoir tenir. Sans oublier que ce pauvre François pourra enfin se montrer en public avec sa belle Julie sans porter son casque sur la tête, du moins, si elle le veut bien parce que, s'il n'est plus président, peut-être qu'elle sera moins prétendante.
 
De plus, et pour une fois, cette capitulation au sommet pourrait bien lui attirer l'élan de sympathie dont il n'a jamais bénéficié au cours de son mandat. Le peuple aime les loosers, les perdants, ceux qui lui ressemblent. Il a de l'empathie pour les simples mortels qui abandonnent et passent la main, victimes du combat quel qu'il soit. Pareil pour la presse qui n'a pas tari d'éloges à l'annonce de cette non représentation. Li Monde faisant partie ce cette maudite presse reconnaît une qualité certaine au quidam qui sait dire non, qui peut aussi reconnaître ses erreurs pour laisser la place aux vrais imbéciles.
 
On peut d'ailleurs se demander, si le meilleur aujourd'hui, n'est pas justement celui qui ne consent plus à courir, à concourir, à mentir et à trahir... Ce que feront inévitablement les autres engagés et enragés dans ces "games of trône" version française.
On pourrait aussi en déduire que ce fameux pouvoir n'est rien d'autre que cela: la possibilité de mentir à la face du monde, d'être l'arracheur de dent en chef, de ne tenir aucun de ses engagements sans jamais rendre compte à quiconque de ses reniements. Partout ailleurs que dans les limbes du pouvoir, on serait condamné par un tel comportement: licenciement dans le monde du travail, abandon dans la sphère des relations privées.
 
Quoi qu'il arrive, quel que se soit le pauvre individu qui accèdera au poste suprême, la France n'aura pas mieux que le Hollande. Aujourd'hui, les hommes politiques sont à l'image des objets qui nous entourent: viscéralement condamnés à être remplacés, obsolescents dans l'âme, voués prématurément à la grande déchetterie médiatique, gadgets éphémères de la gorgone Communication. Et dans la mesure où ils s'y donnent tout entier et sans réserve, ils seront également lâchés ou lynchés sans égard et sans retard.
Pestilentielles françaises
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JANVIER 2017